Comme je l'écrivais hier en commentaire de la percutante note de Mazarine http://mazarine.vox.com/library/post/il-%C3%A9tait-une-fois-les-gentils.html le pape est en train d'endosser aux yeux de l'opinion publique internationale les habits du parfait salaud intégral. Je vous propose un lien vers un article du site "causeur" qui exprime aujourd'hui, beaucoup mieux que je ne saurais le faire, un point de vue à contre-courant de ces indignations convenues.
http://www.causeur.fr/et-preserve-nous-du-mal,2135
J'en profite pour me souhaiter de bonnes vacances. Merci.
Nous avons tant d'amour en nous, tant d'amour
pour le malheur et la misère,
qu'il macère au fond de nos tripes
avant d'engraisser la terre de son fumier.
Noyées sous de saintes larmes sulpiciennes
les fleurs de nos jardins citoyens
balancent leurs têtes d'encensoirs
perchées au bout de longues tiges molles.
Les pauvres, les victimes, les esclaves et leurs chansons,
nos bouches en sont barbouillées.
Sous le duvet de ce réconfortant cauchemar,
prions pour que jamais il ne s'éteigne !
Perdues dans ces lugubres contemplations
nos âmes brûlent d'une tristesse éternelle
qui berce l'ennui de nos veillées
d'une langueur funèbre.
Enfin réunis, nous léchons avec délectation
nos plaies tant aimées;
et dans le miroir de nos regards mouillés
maudissons la vie innocente.
Un signe de la main s’éteint
En douleur vive du matin
Si lentement qu’on y devine
Le vibrant écho de la vie.
Un négatif qui s’évapore
Longtemps après l’aurore
Quand le réveil résonne encore
Longtemps après la mort.
A jamais je te crois perdue
Enfermée dans la chambre noire
Devant d'aphasiques miroirs
Loin du vice et de la vertu.
Mais la nuit je pénètre ce théâtre
D'ombres où se jouent des drames antiques
Ebloui par ta pâleur argentique
Je sens contre ma bouche ton coeur battre.,
Rien de plus fragile que la faculté humaine d'admettre la réalité, d'accepter sans réserves l'impérieuse prérogative du réel... le réel n'est admis que sous certaines conditions et seulement jusqu'à un certain point : s'il abuse et se montre déplaisant, la tolérance est suspendue... Ce refus du réel peut revêtir des formes naturellement très variées... Je puis anéantir le réel en m'anéantissant moi-même : formule du suicide, qui paraît la plus sûre de toutes... Je peux également supprimer le réel à moindre frais, m'accordant la vie sauve au prix d'un effondrement mental... Je peux enfin, sans rien sacrifier de ma vie ni de ma lucidité, décider de ne pas voir un réel dont je reconnais par ailleurs l'existence : attitude d'aveuglement volontaire, que symbolise le geste d'Oedipe se crevant les yeux, à la fin d'Oedipe roi, et qui trouve des applications plus ordinaires dans l'usage immodéré de l'alcool ou de la drogue.
Toutefois, ces formes radicales de refus du réel restent marginales et relativement exceptionnelles. L'attitude la plus commune, face à la réalité déplaisante est assez différente. Si le réel me gêne et si je désire m'en affranchir, je m'en débarrasserai d'une manière généralement plus souple, grâce à un mode de réception du regard qui se situe à mi-chemin entre l'admission et l'expulsion pure et simple : qui ne dit ni oui ni non à la chose perçue, ou plutôt lui dit à la fois oui et non. Oui à la chose perçue, non aux conséquences qui devraient normalement s'ensuivre...J'ai vu, j'ai admis, mais qu'on ne m'en demande pas davantage. Pour le reste, je maintiens mon point de vue, persiste dans mon comportement, tout comme je n'avais rien vu. Coexistent paradoxalement ma perception présente et mon point de vue antérieur. Il s'agit moins d'une perception erronée que d'une perception inutile.
Cette perception inutile constitue semble-t-il, un des caractères les plus remarquables de l'illusion...
Dans l'illusion, c'est à dire la forme la plus courante de mise à l'écart du réel, il n'y a pas à signaler de refus de perception à proprement parler...C’est d'ailleurs pourquoi cet homme après tout "normal" qu'est illusionné est au fond beaucoup plus malade que le névrosé : en ceci qu'il est lui, et à la différence du second, résolument incurable. L'aveuglé est incurable non d'être aveugle, mais bien d'être voyant : car il est impossible de lui "refaire voir" une chose qu'il a déjà vue et qu'il voit encore...
Dans le refoulement, dans la forclusion, le réel peut éventuellement revenir, à la faveur d'un "retour du refoulé" apparent, si l'on en croit la psychanalyse dans les rêves et les actes manqués. Mais, dans l'illusion, cet espoir est vain : le réel ne reviendra jamais, puisqu'il est déjà là. On remarquera au passage à quel point le malade dont s'occupent les psychanalystes figure un cas anodin et somme toute bénin, en comparaison de l'homme normal.
Le principe fondamental de l'illusion est de faire d'un seul fait deux faits divergents, d'une même idée deux idées distinctes, l'une pénible mais l'autre "toute différente", comme l'écrit justement Proust...
La coïncidence du réel avec lui-même, qui est d'un certain point de vue la simplicité même, la version la plus limpide du réel, apparaît comme l'absurdité majeure aux yeux de l'illusionné, c'est-à-dire de celui qui, jusqu'à la fin, a misé sur la grâce d'un double. Un réel qui n'est que le réel, et rien d'autre, est insignifiant, absurde, "idiot", comme le dit Macbeth. "La vie est une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, qui ne signifie rien.", Macbeth a d'ailleurs raison sur ce point
: la réalité est effectivement idiote. Car avant de signifier imbécile, idiot signifie simple, particulier, unique de son espèce. Telle est bien la réalité, et l'ensemble des événements qui la composent : simple, particulière, unique - du grec idiotes - "idiote".
Cette idiotie de la réalité est d'ailleurs un fait reconnu depuis toujours par les métaphysiciens, qui répètent que le "sens" du réel ne saurait se trouver ici, mais bien ailleurs. La dialectique métaphysique est fondamentalement une dialectique de l'ici et de l'ailleurs, d'un ici dont on doute ou qu'on récuse et d'un ailleurs dont on escompte le salut...
C'est d'ailleurs aussi en ce sens qu'une certaine philosophie peut aider à vivre : elle gomme le réel au profit de la représentation... Mettre l'immédiateté à l'écart, la rapporter à un autre monde qui en possède la clef, à la fois du point de vue de sa signification et du point de vue de sa réalité, telle est donc le but principal de l'entreprise métaphysique...
Cette structure fondamentale du réel, l'unicité, désigne à la fois sa valeur et sa finitude : toute chose a le privilège de n'être qu'une, ce qui la valorise infiniment, et l'inconvénient d'être irremplaçable, ce qui la dévalorise infiniment... l'unicité de la chose, qui constitue son essence et fait son prix, a pour contrepartie une qualité ontologique désastreuse, jamais plus qu'une très faible et très éphémère participation à l'être.
Les différents aspects de l'illusion décrits ci-dessus renvoient à une même fonction, à une même structure, à un même échec. La fonction : protéger du réel. La structure : non pas refuser de voir le réel, mais le dédoubler. L'échec : reconnaître trop tard dans le double protecteur le réel même dont on croyait s'être gardé...
On peut certes essayer de se garder d'un événement à venir, si celui-ci est seulement possible; on ne se gardera jamais d'un événement passé ou présent, ou encore "certain dans l'avenir", comme dans la symbolique oraculaire qui annonce à l'avance une nécessité inéluctable qui a déjà tous les caractères d'une nécessité présente : et le geste par lequel on tente de s'en défaire ne pourra jamais "faire mieux" que reproduire littéralement l'événement redouté, ou plus exactement le constituer. C'est ce qui arrive à Oedipe, comme tout homme en rupture de ban avec lui-même, c'est-à-dire à tout homme à un moment ou un autre de son existence. Quelque chose d'analogue, on l'a vu, se passe dans des secteurs très différents de l'illusion : le fantasme du double intéresse, par exemple, le mécanisme élémentaire de la sottise, mais est également présent dans une tendance fondamentale de la métaphysique, ou du moins d'une certaine métaphysique.
Il resterait enfin à démontrer la présence de l'illusion - c'est-à-dire de la duplication fantasmatique - dans la plupart des investissements psychologico-collectifs d'hier et d'aujourd'hui : par exemple dans toutes les formes de refus ou de "contestation" du réel, dont il est aisé d'établir qu'elles ne parviendraient pas à accuser ce qui existe sans l'appoint d'un double idéal et impensable.
CLEMENT ROSSET
Extraits du livre " Le réel et son double"
Pour mettre au monde un beau chou farci, il vous faut d'abord choisir un chou digne d'être le messie de cette liturgie païenne.
Des joues rondes de nouveau né, délicatement frisé, dense et lourd comme un caillou, le cœur costaud mais pas trop serré, le trognon d'une blancheur virginale, toutes les palettes du jaune et du vert sur sa trogne épanouie. Il est là, posée sur l'étal du marchand de légumes, le courant passe entre ce chou et vous, une envie de le faire sauter sur vos genoux, d'embrasser ses pommes d’amour de gros poupon, prenez-le dans vos bras, c'est vous qu'il attendait.
Le bébé est joueur et vous accompagne dans le choix de la farce. Selon son humeur son cœur penchera tantôt pour un reste de pot-au-feu, le moelleux de joues et queues de bœuf communieront avec lui dans l’allégresse, ou bien se sentira-t-il irrésistiblement attiré par un mariage avec son ami le cochon. Leur histoire d'amour remonte à la plus haute antiquité, il serait cruel de les séparer aujourd'hui. Dans ce cas-là, ne vous contentez pas, misérables mécréants, seulement d'une simple chair à saucisse, ce serait faire bien peu d'honneur à leur union sacrée. Quelques charnus mais néanmoins persillés vestiges d'un petit salé ou d’une potée - jambonneau, groin, échine, lard etc... - seront davantage promesses de bonheur. Il n'est pas interdit non plus de réunir bœuf et cochon qui veilleront de leurs regards bibliques sur la naissance du divin enfant. N’oubliez pas que cette farce ne saurait être bénie des dieux sans l'intervention savoureuse de nos amies plantes et épices, espiègles demoiselles d'honneurs de cette messe matrimoniale. Laissez chanter et danser : l'ail, l'échalote, le persil, les quatre épices, le poivre, le thym et leurs camarades dans d’endiablées bacchanales. La fête en sera d’autant plus belle. Le liant, l’harmonie céleste de tous ces ingrédients seront assurés grâce à de la mie de pain et des œufs.
Pendant ce temps là, vous aurez fait blanchir et égoutter votre chou, puis viendra le moment le plus délicat et émouvant de la cérémonie. Vous allez l'ouvrir tout doucement, feuille par feuille, jusqu'au cœur, alors apparaîtra une gigantesque fleur épanouie au pistil d'un jaune si pale et tendre que l'on s'y noierait et aux pétales extérieurs finement ourlés d’un vert sombre à vous faire verser des larmes de joie. Partez de son centre pour l'emplir de farce, en refermant sur lui les feuilles qui l'entourent, continuez ainsi à chaque cercle de feuilles jusqu'à que le chou plein et comblé se referme sur lui-même, pressez le encore une fois pour une ultime étreinte qui en expurgera les dernières eaux.
Il est temps pour lui d’enfiler sa plus belle robe. Il conservera tout son goût et sa beauté, revêtu de crépine, dentelle aussi fine et translucide qu'un voile de mariée. Certains à défaut de crépine, pour qu'il garde son maintien et ne se répande pas dans la cocotte, se contentent de le ficeler, ce ne sont que sauvages tortionnaires et gougnafiers sans âmes. Après avoir mijoté deux bonnes heures sur un lit de carottes et d'oignons mouillé de bouillon et d'une tombée de tomates, il sera prêt à vous offrir autant de plaisir à le manger que vous en aurez pris à le cuisiner, et moi à le célébrer.
Un cadeau reçu, surtout s'il est gratuit, est généralement moins cher que s'il avait été payant. A l'exception notable et paradoxale du fameux cadeau empoisonné dont le malheureux bénéficiaire se plaint, mais un peu tard, du prix chèrement payé, et garde toujours au fond du croupion l'amère impression d'avoir été doublement pigeonné. La question de savoir si la toxicité de ce présent est proportionnelle à son tarif ou si son coût est directement indexé à sa capacité de nuisance puis corrigé des variations saisonnières, fera l'objet d'une prochaine chronique à défaut de ne pouvoir l'être d'une précédente qui n'a pas encore eu lieu et dont les chances de voir le jour sous le statut de précédente sont donc réduites à néant et je dirais même plus à zéro.
Mais je m'écarte du sujet sans même l'avoir abordé ce qui représente la façon la plus sûre de ne jamais avoir à le traiter, et vous perds en chemin voire en digressions. J'en vois déjà quelques uns qui s'éloignent, profitant de cet éloignement pour prendre leurs distances. Adopter cette lâche attitude n'est pas faire montre d’un grand courage, j'irai jusqu'à écrire qu'elle est un signe de couardise sans hésiter plus dune minute ni encore moins soixante et une secondes. Votre poltronnerie sera dénoncée haut et fort, je ne vous ferais pas cadeau de mon silence si je croisais l'occasion de le rompre au risque de le casser. Cadeau ! Occasion ! J’ai retrouvé le fil que vous vous évertuiez à me faire perdre de vos interventions muettes mais assourdissantes dont le seul but était de noyer le poisson, tâche d'autant plus facile que son maître-nageur est sous la douche occupé à ... vous ne le saurez pas, je n'ai pas l'habitude de regarder par le trou de la serrure... bande de libidineux voyeurs !
Serrure... porte... cadeau... occasion offerte, nous y sommes, cette fois-ci, j'irai droit au but. Un cadeau reçu, surtout s'il est gratuit, est généralement moins cher que s'il avait été payant, écrivais-je au début de cet articulet. C'est pourquoi, à chaque fois que l'occasion nous en est offerte - un cadeau d’occasion reste un cadeau et ne se refuse pas, même s'il dénote la pingrerie sans parler de l'avarice du donateur - nous n'hésitons pas à enfoncer les portes ouvertes surtout si elles ne sont pas fermées. C'est un plaisir qui nous apporte davantage de satisfactions qu'une souffrance qui nous en procurerait moins, indubitablement. Enfoncer les portes ouvertes est un passe temps sans risques qui vous ouvre toutes les portes en évitant de vous faire courir le moindre danger. Tout à l'opposé du péril non dénué de risques qui consiste à se cogner contre un mur. Si, de plus, cet exercice est pratiqué la tête en avant, il peut se révéler mortel, et même dans les cas extrêmes absolument fatal. D'autres moins téméraires s'en sortent mieux, au prix pourtant de contusions, plaies et bosses. Inutile pour eux de crier, de se plaindre, si les murs ont des oreilles, il est exceptionnel qu'il vous en prête une d’attentive, et puis à quoi bon, les grandes douleurs sont muettes. Donc évitons de nous cogner aux murs, et à défaut d’enfoncer les portes ouvertes, amusons-nous à sauter la palissade.
En ce moment, les préoccupations sociales sont au centre de tout. Les autorités médiatiques et politiques se penchent sur le panier de la ménagère avec le regard inquiet et attendri d’une mère sur le berceau de son nouveau-né. Le bonheur se réduit à pousser un caddy bien plein chez Carrefour et à partir en vacances en Guadeloupe, heu… non, pas en Guadeloupe.
Je vous invite, pour fêter dignement ce sommet social réuni aujourd’hui, à une petite lecture d’un texte de Fernando Pessoa exprimant toute son empathie pour les luttes collectives. Après les OGM et les bombes humaines, je vais perdre les deux ou trois flâneurs qui passaient encore par ici., mais ce texte si douloureusement comique mérite d'être connu.
Tout ce qui n’est pas mon esprit n’est rien d’autres à mes yeux, malgré tous mes efforts, que décor, enjolivures. Un homme, bien que je puisse reconnaître par le raisonnement qu’il est un être vivant tout comme moi, a toujours eu - pour cette part de moi qui, étant involontaire, est le plus authentiquement moi, a toujours eu – moins d’importance qu’un arbre, si cet arbre est plus beau. C’est pourquoi j’ai toujours ressenti les mouvements humains – les grandes tragédies collectives de l’histoire, ou de ce qu’on fait d’elle – comme des frises colorées, dépourvues de l’âme de ceux qui les traversent. Je ne me suis jamais affligé de ce qui pouvait arriver de tragique en Chine. C’est un décor lointain, quoique peint à coups de sang et de peste.
Je me souviens avec une tristesse ironique, d’une manifestation ouvrière dont j’ignore le degré de sincérité (car j’ai toujours quelque difficulté à supposer la sincérité dans les mouvements collectifs, étant donné que c’est l’individu, seul avec lui-même qui pense réellement, et lui seul). C’était un groupe compact et désordonné d’êtres stupides en mouvement, qui passa en criant diverses choses devant mon indifférentisme d’homme étranger à tout cela. J’eus soudain la nausée. Ils n’étaient même pas assez sales. Ceux qui souffrent véritablement ne se rassemblent pas en troupes vulgaires, ne forment pas de groupe. Quand on souffre, on souffre seul.
Quel ensemble déplorable ! Quel manque d’humanité et de douleur ! Ils étaient réels, donc incroyables. Personne n’aurait pu tirer d’eux une scène de roman, le cadre d’une description. Cela coulait comme les ordures dans un fleuve, le fleuve de la vie. J’ai été pris de sommeil à les voir, un sommeil suprême et nauséeux.
FERNANDO PESSOA « Le livre de l’intranquillité »
Finesse de l'humour, "Finkielkraut, un nom qui ressemble à un cri" Fin quelle crotte ! ha, ha, je pouffe, trop marrant ! Pertinence de l'analyse politique et historique. Vous êtes désespérés ? Une solution, une bonne ceinture de dynamite et faites-vous péter la gueule en prenant soin de pulvériser le maximum de personnes autour de vous. Les dizaines de milliers d'hommes, de femmes, d'enfants victimes du terrorisme en Irak, Algérie, Pakistan, Indonésie, Europe, Etats-Unis, Israël et ailleurs comprendront la beauté de votre geste. Finalement, il n'a pas tout à fait tort Dupontel, le désespoir pourrait donner envie à d'autres de faire sauter certains studios de télévision. Ses deux compagnons de table ne sont pas mal non plus. Tout pétille d'intelligence.
Dis te souviendras-tu de ce coeur suspendu
Au cou de celle dont pianotent les talons
Sous la pluie musicienne?
De ce coeur rouge métronome
Qui marque le tempo d'un sein à l'autre,
La lumière de rubis éclabousse
Les aquatiques dentelles tombées du ciel.
Reviendra t-il ce doux présent
Pour une seconde d'allégresse éternelle,
Un sourire fugitif dans la lumière nocturne?
Alors que s'étirent les caresses à l'ombre
De jeunes en filles en sueur, le jour écarte
La sombre nostalgie de sa joyeuse innocence.
Au bout de la rue, une fanfare s'avance
Dans un roulement de tambour
Qui toujours recommence.
Le gouvernement français toujours prompt à se coucher devant une opinion publique manipulée par quelques spécialistes de l’agitation environnementale et de la propagande superstitieuse vient une nouvelle fois d’opposer son veto à la culture du maïs génétiquement modifié. Cet entêtement dans le déni des réalités scientifiques s’il ne risquait de créer un retard préjudiciable pour notre agriculture et notre économie serait comique.
L’OGM se retrouve non seulement dans la position kafkaïenne de l’accusé qui ne sait ce dont on l’estime potentiellement coupable, tant les griefs portés à son égard sont flous et fluctuants, mais doit de surcroît apporter la preuve de son innocence pour obéir au stupide et despotique principe de précaution, et si pour la plus grande rage des Fouquier-Tinville de l’épi de maïs génétiquement modifié, le malheureux apporte devant le tribunal inquisitoire les preuves de son innocence, on les vaporise d’un jet d’insecticide en le condamnant à voir ses pieds arrachés.
Fauchons, fauchons, qu’un gène impur abreuve nos sillons !!!

mdr ! ( je ne trouve votre commentaire qu'à l'instant ) Tout arrive n'est-ce pas ; on peut même apprécier... read more
on Le pape nouvelle figure du mal absolu